Voici en illustration de ce préambule, les 3 plus célèbres trades qui ont été réalisés sans aucune analyse technique :
Les « Kiwis » de Andy Krieger
1987, en plein crack boursier, les investisseurs décident de vendre des dizaines de dollars américains et de se ruer sur une devise moins connue mais plus stable a cette époque : le KIWI, nom donné au dollar néo-zélandais. En trader intuitif, Andy Krieger a su rapidement qu’il s’agissait d’une spéculation qui était la conséquence du crack boursier, et a revendu avant l’effondrement des cours de cette devise, plus de 200 millions des ces « kiwis », ce qui lui a garanti des gains conséquents qu’il n’a jamais souhaité révéler.
La chute du mur de Berlin qui fit flamber le deutschemark:
Stanley Druckenmiller a lui imaginé vers la fin des années 80, sur fond de perestroïka, que si les 2 Allemagnes (RFA et RDA à l’époque) étaient réunifiées, le deutschemark, la devise allemande serait sous le feu des projecteurs de la bourse. Lorsqu’en 1989, le peuple allemand armé de pioches et de marteaux s’attaque au mur qui les séparait depuis plus de 30 ans, Druckenmiller achète pour 2 milliards de devises et réalise une plus-value historique en ayant misé finalement sur un fait historique : la chute du mur de Berlin.
La livre sterling et la zone euro:
La célèbre et très british devise anglaise a elle aussi son histoire et son heure de gloire : alors que la presse internationale annonce avec beaucoup d’intuition et d’avance, la future entrée du royaume uni dans la zone euro, un investisseur averti, Georges Soros, décide de prendre le risque très élevé de parier que l’Angleterre ne rentrera pas dans la zone euro et que la livre sterling va se déprécier d’une manière spectaculaire. En 1992, en plein traité de Maastricht, Soros qui dirige le Quantum Fund, va vendre alors pour 10 milliards de livre sterling, peu avant que son intuition (ou son rêve) ne se concrétise, et réaliser un gain tout aussi spectaculaire de 1 milliards de dollars.